Conseil Municipal du lundi 27 septembre 2010
27 septembre 2010
à 20h00
à l’hotel de ville
 
 

La permanence de l’Association Saint-Ouen en Toute Liberté étant fermée depuis le deuxième tour des élections municipales, vous pouvez continuer à nous contacter par courrier électronique (asotl@audonien.com, ou william-delannoy@audonien.com), ou par téléphone (06 09 16 28 68).

N’hésitez pas à nous faire part de vos souhaits et de vos questions !

 
 
William DELANNOY demande des comptes à Jacqueline ROUILLON

Au cours d’une question orale déposée pour le Conseil Municipal du lundi 28 septembre 2009, W. DELANNOY interpelle J. ROUILLON à propos de l’association culturelle AMARRAGE ...

Madame le Maire,

Les 1er et 20 juin derniers, vous avez participé à l’inauguration d’une nouvelle galerie d’art située au 88 rue des Rosiers. Cette association dénommée AMARRAGE, et présidée par un fonctionnaire municipal, nous pose quelques interrogations auxquelles nous souhaiterions des explications sur l’utilisation, une fois de plus en marge de la légalité, de l’argent public et de l’interprétation très personnelle que vous faites du code de l’urbanisme.

Ce local, je vous le rappelle, a été préempté et par la suite vos services ainsi que l’élu en charge de l’urbanisme à cette époque, M. Michel BENTOLILA, n’ont pas manqué de le vider en dénonçant le non-renouvellement du droit au bail soumis bien évidemment à une indemnité compensatoire de la part de la ville (délibération du 18 février 2008 étrangement reportée sur la mandature suivante, à savoir en avril 2008, et présentée non plus par Michel BENTOLILA en retrait d’activités politiques mais par M. Paul MACEDO, nouvellement élu).

Quelques mois plus tard, notre ancien élu se retrouve étrangement lié à l’organisation de cette structure associative dans ledit local et des travaux y afférent. Une belle façon de mettre la main à la pâte.

Dans cette collaboration culturelle, nous retrouvons un fervent défenseur de l’art, à savoir le responsable de l’état civil et président du CASC, M. Gérard ROBERT, qui n’hésite pas à distribuer des tracts pour la candidate Jacqueline ROUILLON alors même qu’il est en charge de l’organisation du système électoral de notre ville et qu’en sa qualité de fonctionnaire, sans remettre en cause le droit d’expression ou de vote que peuvent avoir les employés communaux, celui-ci devrait, semble-t-il, s’appliquer un devoir de réserve quand son employeur est aussi la candidate sortante. Mais passons ce détail, ainsi est faite la vie politique audonienne et toutes ses connivences qui me semblent relever d’un système « affairiste » plutôt que d’une organisation politique et administrative.

Je vous demande donc d’informer expressément et clairement l’ensemble du conseil municipal des liens que vous entretenez personnellement avec cette nouvelle structure qui se dit culturelle sur notre ville.

A quel moment, Madame, avez-vous répondu favorablement à une demande d’utilisation de local municipal pour cette association, alors que beaucoup d’autres structures associatives attendent toujours de pouvoir bénéficier d’espaces pour recevoir leurs adhérents ou organiser leurs manifestations ? Nous aimerions connaître les conditions contractuelles de cette location ainsi que le montant du loyer.

Avez-vous autorisé l’utilisation d’une sortie de secours donnant sur une parcelle, elle aussi propriété communale, alors qu’elle était auparavant refusée à l’ancien locataire ?

Ne trouvez-vous pas étrange la collusion et le sponsoring de certaines entreprises que nous retrouvons lors d’appels d’offres et qui sont liées à des marchés publics obtenus sur notre ville, comme la Moderne, le groupe FAYAT, et surement d’autres amoureux de la culture audonienne ?

Enfin, et pour aller à l’essentiel de mes propos, n’existe-t-il pas tout simplement un conflit d’intérêt entre vous et les différents protagonistes officiels ou officieux de cette étrange association culturelle où le marché de l’art contemporain, lié à certains artistes de notre ville bien en cour auprès de la majorité municipale, bénéficierait étrangement des largesses financières des promoteurs et autres aménageurs soumis à la règle simple mais obligatoire du « vous construisez ou aménagez sur notre ville mais vous achetez une œuvre à l’un de nos artistes. Pour cela, veuillez contacter notre agence culturelle AMARRAGE. »

Dans l’attente de votre réponse, lors du prochain conseil municipal, veuillez agréer, Madame le Maire, l’expression de mes sentiments distingués.

William DELANNOY

Retrouvez ici toutes les informations et prises de positions relatives aux précédents Conseils municipaux

©rédactionnel : audonien.com 24 septembre 2009

Envie de réagir à cet article ? Envoyez vos questions, commentaires via notre formulaire contact

c Imprimer cet article c Envoyer cet article
     
  Plan du site | Mention légales | Contacts | Liens